mardi 28 septembre 2010

Brisbane, tel que prévu j'y suis revenu!

Tout d'abord, désolé pour le délai mais vous savez ce que c'est...on revient à la maison, on retombe dans la folie quotidienne et soudainement, on n'a plus le temps pour mettre à jour notre blog.

C'est cruel mais c'est ainsi.

Enfin, toujours est-il que ma dernière destination était Brisbane. C'était en fait ma quatrième visite - une fois en allant à Port Moresby mais pour une très courte nuit, une journée en transit en revenant une première fois sur Sydney, une troisième fois en retournant vers le Nord, pour les Whitsundays, et enfin ce passage un peu plus long pour visiter.

Ma première journée fut passée à déambuler nonchalamment dans la ville afin de la découvrir. J'en ai profité pour visiter le musée des beaux-arts locaux (le Art Gallery) ainsi que le musée des sciences, qui est assez focalisé sur les enfants pour que je le parcoure en 30 min. Même moi je comprenais. J'ai fini ma visite par une promenade dans le jardin botanique, où j'en ai profité pour lire la moitié d'Alice au pays des merveilles, que je n'avais jamais lu.

le lendemain, je suis allé dans la réserve de Koala de Lone Pine. J'aurais probablement dû aller visiter le zoo de Steve Erwin, mais j'avais trop peur qu'il soit empaillé à l'entrée du zoo afin de faire un mémorial aux dangers des raies. Enfin, je m'étais dit que je n'avais toujours pas vu de kangourou sauf dans un burger, alors il fallait bien que j'en vois des vivants.

Le Lone Pine est en fait un sanctuaire où environ 130 koalas vivent, en compagnie de kangourous, wombas, etc. Bref, la faune locale est bien représentée. On s'y rend en bateau, avec un enregistrement qui parle des maisons le long de la rivière Brisbane. Il y en a des assez impressionnantes.


 
 

Je suis reparti de Brisbane sur Sydney en train, un 14h qui me semblait prometteur. Le train longe la côte, alors je m'attendais à des paysages époustouflants. Que nenni! J'avais l'impression d'être sur la 20 entre Montréal et Québec - un mur d'arbres de chaque côté. J'ai vu la mer pendant 34 secondes, le temps d'une éclaircie, et quelques collines verdoyantes mais c'est tout. Bref, en Australie vaut mieux privilégier l'avion. C'est presque le même prix de toute manière.

Le retour sur Montréal s'est fait correctement. Évidemment, mon vol Sydney-Vancouver a été en retard d'environ 2h30 (c'était sur Air Canada), mais mon escale de 4h à Vancouver a tout sauvé. J'en ai profité pour regarder 4 autres films.

Pourtant, j'ai eu un moment de panique quand je suis arrivé à Montréal. Ayant quitté Sydney le dimanche à 10h du matin, et puisque j'avais un trajet total de 25 heures, j'en avais conclu que j'avais échoué lamentablement.

Mais non!

Comme nous récupérons 24h au milieu du Pacifique, j'ai quitté Sydney le dimanche à 10h du matin  pour atterrir à Vancouver le dimanche à 7h du matin, Je suis donc arrivé avant même d'être parti! Et mon arrivée à Montréal était donc bel et bien le dimanche en après-midi!

Mon pari était donc gagné. J'ai ainsi prouvé hors de tout doute raisonnable que:

1) La terre est ronde, au grand dam des détracteurs de Galilée, de l'Église catholique et des Conspiracy Theorists
2) Il est possible de faire le tour du monde en 67 jours, en autant qu'on n'en passe pas plus que 63 lors des escales.
3) En moyenne, 66% des vols sont retardés
4) Les valises n'accompagneront pas le voyageur dans 4% des cas
5) Dans ces cas là, les compagnies aériennes sont à 100% incompétentes pour informer le voyageur où sont rendues lesdites valises, même quand l'aéroport a déjà été en mesure de confirmer leur réception.

mardi 7 septembre 2010

Whitsundays Islands

Après mes quelques jours à Sydney, je suis revenu sur mes pas pour aller aux Whitsundays Islands. Il s'agit d'un archipel de 74 îles protégées comme patrimoine mondial, plus ou moins à mi-chemin entre Cairns et Brisbane. Une seule des îles est habitée.

Comme je suis trop cheap (je n'ai pas vraiment de goûts de luxe - je veux juste des draps propres, une toilette, une douche et pas de coquerelles si possible. J'ai eu une kitchenette en prime), j'ai décidé de rester à Airlie Beach, qui est en fait le point de départ général pour les expéditions dans les îles. Le seul hic avec Airlie Beach, c'est que la plage est un peu merdique. Tout le monde se retrouve donc autour du Lagoon, qui est en fait une piscine publique où les gens peuvent s'étendre sur le gazon. Pas vargeux, comme on dit. Pour profiter pleinement du coin il faut donc faire des excursions, ce qui est relativement coûteux. Je suis chanceux, c'est la basse saison ici - c'est encore l'hiver et il fait autour de 27, ce qui me rend jaloux parce que 27, c'est bien mieux que -27, et la semaine de congé des jeunes australiens a lieu la semaine prochaine. On peut donc trouver des deals intéressants.

Afin de passer le temps, j'ai donc fait:
1. Un tour de voilier (le Ragamuffin Maxi) vers un endroit, Hayman Island, pour faire du snorkelling
2. Un tour de voilier (le Ragamuffin Maxi) vers Whitehaven Beach.
3. Un tour d'Ocean Rafting, incluant 2 site de snorkelling et la vue de Hill Inlet sur Whitehaven Beach
4. Une sortie à la Grande Barrière de corail, incluant une introduction à la plongée et ben du snorkelling

Le tout m'a coûté un gros 600$, dont la moitié sur la dernière expédition. C'est pas donné mais bon, ça valait le coup.

Ragamuffin Maxi

Le Ragamuffin est un voilier qui a remporté plusieurs courses dans les années 70, et qui est maintenant recyclé pour faire des sorties dans le parc national. Il fait 24 mètres de long avec un mat de 30 mètres. J'ai eu la chance de le prendre pour faire deux sorties. La première, on était plus de 30 sur le voiliers...lors de la deuxième, on était seulement 8 plus l'équipage. C'était magnifique, avoir un tel bateau pour soi tout seul!


Ragamuffin Maxi

La plongée était très bien - j'ai pu observer les poissons manger le corail et les entendre - ça fait scrouch! scrouch! scrouch! Un peu comme du pop corn. J'ai aussi été enveloppé dans un banc de petits poissons. Il devait y en avoir des centaines qui faisaient un mur circulaire autour de moi, à environ 75 cm de distance. C'était impressionnant.

Le deuxième jour nous sommes allés à la plage de Whitehaven - il s'agit d'une plage de 7 km de long en sable blanc qui imite parfaitement la poutine - lorsqu'on marche, le sable fait squoui squoui tellement il est fin! La plage fait partie du top 10 des plages dans le monde. Il n'y a pas d'hôtel, pas de chalet, et personne n'habite l'île. Il faut absolument s'y rendre en bateau. Le sable est immaculé. On a quitté la plage juste à temps, parce que si on était environ 15 à se partager la plage au départ, lorsqu'on rembarquait un plus gros bateau dégorgeait des flots de touristes - probablement autout de 80 - ce qui aurait quand même brisé un peu l'impression surréaliste d'être seuls sur une île déserte.

Whitehaven Beach

La première journée de voile, j'ai rencontré un couple de Français qui font le tout du monde en 5 ans - Russie, Pakistan, Iran, Inde, Australie, Amérique du Sud, Alaska, Québec...J'ai aussi rencontré deux Françaises fort gentilles qui faisaient le tour du monde en quelques mois, alors en compagnie d'un Français et d'une Belge tout aussi sympas venus passer quelques semaines avec elles. Apparemment les tours du monde c'est la mode. Seul la vitesse d'exécution change. Leur prochaine destination ? Papouasie! J'ai donc pu leur donner quelques conseils, quoique mes connaissances sont très limitées et tournent surtout autour de Port Moresby. On a fini la journée avec un souper à la bonne franquette à l'auberge des backpackers où mes nouveaux potes résidaient - malheureusement, ils saisissent les bouteilles de vin à 21h pour forcer les gens à acheter l'alcool de leur bar - et un peu de pools avec une table un peu croche, ce qui m'a donné plein d'excuses pour être poche.

Ocean Rafting

Le lendemain, nous avons décidés de continuer ensemble et de faire un tour avec Ocean Rafting, essentiellement pour aller voir le Hill Inlet, qui est un superbe point de vue sur Whitehaven Beach mais que nous ne pouvions pas accéder en voilier. C'est aussi apparemment le 4e site le plus photographié d'Australie (après le pont de Sydney, l'Opera House de Sydney, et le rocher Uluru. Le cinquième est le site des Three Sisters dans les Blue Mountains - vous avez donc la chance de voir 4 des 5 sur mon blog. Chanceux, va). On a aussi fait deux sites de snorkelling qui étaient très beaux.

Vue de Hill Inlet, à marée basse. On peut voir à droite Whitehaven qui s'étire dans le lointain

Je me demandais un peu ce qu'était du Ocean Rafting...en fait le bateau a des moteurs un peu démesurés, ce qui lui permet d'aller à 40 noeuds (la vitesse de pointe du Ragamuffin quand j'étais à bord était de 10-11 noeuds). Le pilote est évidemment un peu casse-cou et fait des niaiseries avec le bateau, question de bien nous asperger, pendant que le copilote nous déblatère des informations sur les îles, ce que nous sommes évidemment incapables de comprendre entre le vent et l'accent australien.  C'était vraiment comique comme expédition.

Sylvain au début de l'expédition

Sylvain près 15 minutes de rafting océanique...

Great Barrier Reef

Ma dernière expédition consistait à aller faire du snorkelling directement sur la Grande Barrière de corail. Après beaucoup d'hésitations, j'ai décidé d'ajouter une plongée d'introduction. Il faut comprendre que j'ai vraiment eu un rhume carabiné en sortant de Sydney et ce n'est pas conseiller de faire de la plongée quand on a les oreilles bouchées. De plus, ceux qui me connaissent savent que je suis un peu pissou, et je me disais bien que je m'en allais me noyer à 10 mètres sous l'eau. Évidemment, vous me direz qu'il n'y a pas de danger sauf si on fait une connerie, du genre d'enlever sa bonbonne d'air. Encore là, ceux qui me connaissent savent que j'ai tendance à être maladroit. Surprenamment, ça a bien été sauf pour mon oreille gauche qui est encore bouchée et à la mauvaise pression. Je pense que je vais faire ma certification quand je vais revenir à Montréal.

J'ai essayé de me cacher du photographe, mais en vain

Durant mes 6 jours aux Whitsundays, j'ai eu la chance de voir des minuscules poissons, des poissons multicolores, des gros poissons à la mine patibulaire, des baleines (de loin), un dauphin, des tortues de mer, des centaines de crabes soldats (les seuls au monde qui savent marcher vers l'avant), des aigles de mer, et de magnifiques coraux.

lundi 6 septembre 2010

Blue Mountains et Jenolan Caves

J'ai profité de ma dernière journée à Sydney pour aller visiter les Jenolan Caves, qui sont apparemment l'un des complexes de grottes les plus anciens au monde. Ces caves sont situées dans les Blue Mountains, qui tirent leur nom de la couleur de l'air plus ou moins bleutée, à cause de l'huile d'eucalyptus en suspension dans l'air qui agit comme filtre et ne laisse passer que la lumière bleue. Apparemment, plus il fait chaud, plus la couleur devient bleue parce que la quantité d'huile augmente.

Quand je suis allé, il faisait frais - autour de 12-13 degrés...mais bon, je me compte chanceux parce que la semaine précédente il y a apparemment eu de la neige et comme il faisait 30 dans tous les pays que j'ai visité au préalable, mon vêtement le plus chaud est une chemise à manches longues. Oui, j'ai bogné un rhube.

La première attraction sur le chemin est les Trois Soeurs (à gauche sur la photo), trois pics rocheux qui, selon la légende, auraient été trois jolies poupounes aborigènes que le père aurait transformé en roche pour ne pas qu'un ogre ne les mange - il était frustré parce que les jeunes donzelles l'auraient réveillé en chantant et en dansant comme des cégépiennes. Comme le père était apparemment un peu sénile, il s'est transformé lui-même en dinde pour pouvoir se cacher du dit ogre, qui était encore plus frustré de voir son repas se métamorphosé en roche, mais a perdu son bâton magique en chemin. Il a évidemment oublié où il l'a mis, alors depuis des millénaires il tourne en rond dans le fond de la vallée pour le retrouver et réparer sa gaffe. Évidemment, il a peut-être décidé de ne pas les retransformer parce qu'il voulait garder le contrôle de la télécommande magique et éviter de regarder Virginie au lieu du Rugby, mais ça l'histoire ne le dit malheureusement pas.


Par la suite, on se rend aux Jenolan Caves. Une dizaine de séries de grottes sont évidemment aménagées pour les groupes de visiteurs, ce qui correspond à environ 10 % du complexe complet. Ça prend environ 90 minutes pour faire un seul des parcours. C'est gigantesque. L'une des salles, qui est appelée la Cathédrale parce qu'elle a effectivement été utilisée pour faire des messes et des mariages, fait presque 20 mètres de haut.
On peut voir distinctement ici une main (à gauche) et un visage (à droite).
J'imagine que c'est l'ogre qui est retourné se coucher mais tend quand même la main pour qu'on lui donne du McDo. Parenthèse - l'Australie est apparemment le pays qui compte le plus de McDo par habitant.

Stalactites causés par une ancienne chute de la rivière souterraine 

lundi 30 août 2010

Enfin les vacances, et Sydney!

Comme d’habitude, mon voyage de retour a eu son lot de mésaventures. J’arrive à l’aéroport de Port Moresby évidemment d’avance. J’arrive au kiosque de Qantas, la compagnie australienne.

“Sorry Sir, I can’t find your name. You have your ticket?”

J’allume mon ordi pour lui montrer mon billet. Je finis par aller derrière les kiosques pour rencontrer une dame, qui appelle à la billetterie de Quantas, qui débarre mon billet. J’imagine que c’est parce que j’ai essayé de le changer lors de mon voyage, et qu’on a laissé tomber. Enfin.

Les douanes ouvrent 1h plus tard, juste à temps pour le boarding. Ça vaut vraiment la peine d’arriver d’avance! Départ vers Cairns, où je dois passer les douanes. Les douanes australiennes sont très sévères pour protéger l’écosystème local. Or, je traîne 4 masques…heureusement, ils passent l’inspection – je m’étais méfié et je m’étais assuré qu’il n’y avait pas de trous de termite dans le bois. Pas besoin de fumigation! Yé!

Je continue donc ma route et je me rends au bureau de Qantas pour les transferts.

“Sorry Sir, I can’t find your name. You have your ticket?”

Quelques recherches plus tard, elle finit par me dire que j’ai un siège fantôme. C’est plate ça, parce que les fantômes étant immatériels, ils ne suivent pas l’avion et restent sur le tarmac. Je ne veux pas rester sur le tarmac.

“Oh, you’re lucky. Someone cancelled his flight. I will give you his seat. I’m not supposed to do that”.

Je change donc de terminal pour aller au domestique, d’où je m’envole vers Brisbane où je dois passer la nuit. Pas de chambre! Hmm. Confusion? Enfin, j’en prends une en espérant que la logistique a vraiment oublié de la réserver, question de pas avoir à payer en double.

Le lendemain, je quitte pour l’aéroport. Évidemment, il y a un marathon qui crée un trafic d’enfer (à 7h un dimanche matin). J’arrive au kiosque électronique pour m’enregistrer : marche pas. Mais bon, avec moi ça marche juste une fois sur deux.

Je vais au kiosque de service à la clientèle :

“Sorry Sir, I can’t find your name. You have your ticket?”

En jouant dans l’ordinateur, il finit par trouver que je suis enregistré sur le vol du 8 septembre…flash back : j’ai essayé de changer mes vols pour optimiser mes vacances. On a tout annulé quand on a appris que ça me coûteraut 700$ pour changer le vol Brisbane-Sydney. Ça me coûte moins cher d’aller à Sydney et de racheter des billets pour revenir sur mes pas. J’aurais quand même préféré avoir mon vol le 8 septembre, mais il est trop tard vu que j’ai réserver mes autres vols et mes hôtels.

Or, il semble que l’agence de voyage a quand même fait le changement. Je suis chanceux, il reste des places sur le vol. Go à Sydney!



Sydney est une belle ville, avec plusieurs parcs et quelques attractions intéressantes comme l’aquarium de la ville, qui est très impressionnant. Par contre, c’est l’hiver ici…il fait 20 le jour, mais 10 la nuit. Je n’ai pas de manteau vu que j’ai seulement fait des pays chauds sur mes 7 premières semaines de voyage…

Manly Beach – on peut voir des gens en manteau et avec des tuques alors qu’il y en a d’autres qui se baignent…


mardi 24 août 2010

Mamadou chez les Papous, semaine 2: Rabaul Nambawan!

Ce weekend, nous avons fait une escapade à Rabaul, la capitale de la province de Nouvelle-Bretagne, une petite île au Nord-Est de la Nouvelle-Guinée, dans la mer de Bismarck.


Rabaul? Il faudrait dire plutôt Kokopo. Rabaul a été dévastée en 1994 par une éruption volcanique qui a jeté des tonnes de cendre sur la ville. Les édifices se sont écroulés, et les rues ont disparues. D'ailleurs, le volcan (le Tavurvur) est toujours actif et à proximité, on peut sentir le souffle chaud sur notre peau déjà brûlée par le soleil et le vent, qui est évidemment chargé de cendres, et sentir le souffre. On a l'impression d'être devant la Porte des Enfers. Bon ok, pas tout à fait mais ça donne un cachet plus tragique à mon histoire.

La ville s'est déplacée, et depuis c'est le village de Kokopo qui accueille les bureaux gouvernementaux, ce qui contribue à sa croissance.

Évidemment, considérant que Kokopo est probablement plus petite que Candiac, il n'y a pas de quoi s'exciter le poil de jambe côté possibilité d'affaires. Par contre la région pourrait devenir très intéressante pour les touristes parce qu'on y trouve de très belles plages, une eau parfaitement limpide où on peut voir les poissons même de la berge, et plusieurs épaves ou résidus de l'armée d'occupation japonaise. Par exemple, en plus de visiter l'ancien aéroport japonais (complètement recouvert de cendres) et le bombardier à proximité qui a été déterré (encore les cendres), qui a été coupé en deux par une bombe, on peut voir 5 barges japonaises dans un tunnel creusé dans la montagne, une batterie côtière en parfait état (sauf pour la rouille qui le ronge), un tank qui traîne à 2 mètres de la route principale, une grue flottante qui a été coulée et un bunker utilisé par Yamamoto lui-même pour faire ses plans de défense de la région - on peut encore voir une carte peinturée au plafond d'une salle du bunker représentant la région. Il y aurait également plusieurs bateaux de la même période au fond de la baie, ce qui en fait un paradis pour les plongeurs.

Char d'assaut japonais pourrissant tranquillement sur le bord de la route

Soleil se couchant sur le Tavurvur et ses compagnons éteints


On a aussi eu la chance d'aller souper chez les parents de l'une de nos collègues de l'administration fiscale papoue. Ils habitent à une dizaine de kilomètres de Kokopo, dans un village sans électricité et sans eau courante - on utilise alors une génératrice et on collecte l'eau de pluie. Ils vivent en cueillant les noix de coco, les séchant et les livrant pour exportation. Ils cultivent également une quantité phénoménale de fruits...et avec leurs poules et porcs, ils vivent quasiment en autarcie (sauf évidemment pour l'essence de la génératrice). Leur souper fut excellent: de l'aguir, plat préparé avec du poulet, des bananes plantains, du taro, du tapioca, et des feuilles d'une plante qui rappelle les épinards mais dont le nom malheureusement m'échappe...tout ça entouré de leur wantok.

Le wantok? Dérive de One Talk, c'est essentiellement le groupe d'individus qui parlent la même langue...un concept plus ou moins tribal en fait. Les gens sont solidaires dans leur wantok. Les bons côtés? Les gens s'entraident beaucoup et sont solidaires. Les mauvais? Ceux qui travaillent sont essentiellement taxés par leur wantok, et ceux qui sont en position de pouvoir doivent aider ceux qui ne le sont pas...ce qui évidemment augmente les risques de traitement préférentiel dans la fonction publique. C'est un des défis auquel la Papouasie fait face, au même titres que la corruption pour plusieurs autres.


Portion du wantok des parents de notre collègue

Si je reviens en Papouasie, je me prends une semaine de vacances dans les environs, c'est certain.

dimanche 15 août 2010

Mamadou chez les Papous, semaine 1

L'arrivée à l'aéroport de Port Moresby a évidemment été, comme il se doit, légèrement chaotique. Tout d'abord, il faut faire la file pour pouvoir passer les douanes. Comme le visa doit être payé sur place (230$), je m'étais sorti des dollars américains...évidemment la douanière ne peut pas me faire payer et m'envoie à un deuxième kiosque, où je me fais dire qu'ils ne prennent pas les dollars américains mais seulement les Kinas, la devise locale.

Je dois donc laisser mon passeport au douanier, aller au bureau de change de l'aéroport (au moins il est situé juste à côté, près du carrousel à valises), faire changer mon argent en Kina, et revenir lui payer les 750 Kinas nécessaires.

Par la suite, je récupère mes valises, un peu surpris de les voir - je redoute maintenant l'absence de mes valises à chaque fois que je prends l'avion. Puis, armé de mon chariot et de mes valises, je sors mais je me fais intercepté pour me faire fouiller, parce que j'ai deux ordinateurs. Je dois donc justifier qu'il m'est nécessaire d'avoir deux ordinateurs et les assurer que je ne les vendrai pas sur place.

Ceci fait, je sors de l'aéroport et recherche la pancarte avec mon nom - aucune. Hmm. Je reviens sur mes pas et repasse tout le monde. Rien. Hmm. Je demande à un garde de sécurité qui me dit que je dois monter la rampe (avec mes 50 kilos de stock) jusqu'au stationnement public parce que tous autobus doivent s'y arrêter ce jour-là. J'y arrive - pas d'autobus. Toutefois, lorsque je dis le nom de l'hôtel un des gars du stationnement part à courir à tout rompre pour intercepter un bus qui vient de partir...mais non, c'est pas le bon hôtel. Dammit. Je dois donc attendre une trentaine de minutes sous un soleil de plomb, avec le gars qui me vante les propriétés merveilleuses des betelnuts qui, mâchées avec un bâton de moutarde et un peu de chaux (oui oui, de la chaux), sont légèrement euphorisantes. Le résultat du mélange est une espèce de pâte rouge qui tache toutes leurs dents, en plus d'être cancérigène. La chaux ne doit pas trop aider.

La ville de Port Moresby est apparemment l'une des dix villes les plus dangereuses de la planète à cause des Rascals, des voyous qui sévissent dans la ville...un peu comme nos gang de rues à Montréal. D'ailleurs, deux jours après mon arrivée la police a tiré 3 rascals qui tentaient de dévaliser une banque. On se promène toujours en taxi, et on prend toujours la même compagnie qui est considérée comme étant sécuritaire.

Outre la sécurité, la ville est assez agréable. Il y a plusieurs bons restaurants (généralement dans les hôtels ou les centres d'achat) et les gens sont très gentils, quoique difficiles à comprendre parfois puisqu'ils parlent le Pidgin English, ou Tok Pisin, un espèce de créole où se mêle l'Anglais, l'Allemand et des termes de leurs langues locales (au nombre de 800 - apparemment la moitié des langues du monde se trouvent en Papouasie-Nouvelle Guinée). J'aime beaucoup lire le Pidgin English.

Par exemple:
Yu No Ken Kam Insait = Do not disturb ( pour la chambre d'hôtel)
Liklik = Little
Em orait = He is ok
Mi laikim planti plis = I'd like lots please
Pinis = Finished
Masta = Mister

Maintenant, pouvez-vous me dire ce que signifie la phrase suivante? Un cadeau au premier qui le trouve!

Yu laik kaikai pinis liklik

En finissant, petite photo de l'endroit où j'ai passé la journée - snorkelling et petite marche sur la crête de l'île étaient au menu.

mercredi 11 août 2010

Brisbane, la revenez-y

Court escale à Brisbane, où je devais atterir vers 0h40 le dimanche, mais vu le retard des vols précédents j'ai atterri à 2h30. Comme mon vol suivant vers Port Moresby, ma destination finale, n'avait lieu qu'à 10h30 j'ai pu dormi de 3h30 à 7h30. Mes premières heures de sommeil décent depuis le vendredi soir! Bon bon, il est vrai qu'avec le décalage de 8h supplémentaires ça semble pire que c'est, mais pas tant que ça.

Je reprends donc le taxi pour me rendre à l'aéroport. Le chauffeur m'assure que le vol de Qantas part du terminal domestique....bon bon, possible, la Papouasie est une ancienne colonie alors il y a peut-être des arrangements spéciaux.

J'arrive devant le terminal de Qantas pour me rendre compte que Port Moresby n'est pas dans les choix de destination. Je me renseigne - merde! c'est à l'autre terminal. Il faut prendre un autobus pour y aller. Faut savoir qu'avec mes deux valises de soute, mon caisson et mon sac à dos qui est plein à craquer je n'ai pas particulièrement l'air d'un backpacker.

Dans l'autobus tout le monde me chiâle après en disant que je prends trop de place et qu'ils doivent sortir au prochain arrêt...que puis-je faire, enseveli que je suis sous des masses de bagages? Je fini par trouver un trou dans le rack à valises, mais évidemment sur l'étage supérieur....j'entends quelques commentaires sarcastiques à la "Ho, what a strong young man". Ben kin!

J'arrive de peine et de misère au terminal international et passe au bureau de Qantas, qui pèse mes valises de soute. J'en ai pour 35 kilos (pas si pire pour un voyage de 9 semaines). J'ai 10 kilos d'excès, ça va me coûter 150$ d'extra. All right, c'est pas trop grave. Je paie et je descend à la sécurité...

...où je suis accueilli par un garde qui décide de peser mes valises de cabine (en théorie j'ai droit à juste une, maximum de 5 kilos).
Caisson: 16 kilos
Sac à dos: 10 kilos

Il me raccompagne donc au bureau de Qantas en me demandant si je viens de Montréal (prononcé Monréal, et non à l'anglaise! Il est tout fier. J'ai juste le goût de le battre...faut comprendre qu'avec 3h de sommeil dans les 40 dernières, j'ai moins de patience).

Le gars du bureau de Qantas (à qui j'ai payé les 150$) me regarde d'un air dubitatif quand le garde lui dit que j'essaie de passer un autre 26 kilos. Il me dit que je ne peux avoir qu'une valise en cabine, même si c'est de l'électronique. Vu les contraintes d'espace, je décide donc de mettre les deux ordinateurs dans mon sac à dos, en compagnie de ma kick-ass caméra et du projecteur qu'on utilisait à Istanbul. Ceci a essentiellement pour effet que le caisson ne pèse plus de 8 kilos, et mon sac en pèse 18. Je ne l'ai jamais vu aussi tendu, mais il a quand même su répondre à mes attentes élevées et ne pas se déchirer.

Le gars a finalement eu pitié de moi et ne m'a pas chargé un autre extra...